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Lire et Récréer le Joli Conte - chronique de la vie ordinaire du 13 décembre 2001

"La petite fille aux allumettes" le joli conte que voilà !
Merci monsieur Andersen d'avoir eu assez de cœur, de compassion, de talent pour l'écrire.

Je souhaite que vraiment la petite fille morte de froid ce soir de Noël là ait vu toutes les belles
choses que vous avez décrites. Je veux croire que c'est sa Grand-Mère qui l'a emportée dans
ses bras vers un monde vraiment meilleur.

Savez-vous, monsieur Andersen que depuis votre mort en 1875, rien n'a changé ?

Rien ? J'exagère ! Nous sommes allés sur la lune. Nous surproduisons un tas de choses dont
nous sommes obligés, quelquefois, de nous débarrasser en les jetant ou en les brûlant.
Si vous pouviez voir nos villes immenses éclairées à giorno ! C'est dans ces mêmes villes que
continuent à mourir ceux que vous appeliez les mendiants et que nous appelons maintenant
très pudiquement les sans domicile fixe, les précaires, les déclassés. Parce que nous avons
aussi changé notre vocabulaire.

Ce sont des gens abandonnés, des gens que nous abandonnons, tout simplement. De pauvres
gens et des gens pauvres. Il y en a beaucoup plus que de votre temps.

Nous avons inventé la radio. C'est merveilleux. Vous seriez enchanté par cette magie. Nous
pouvons entendre la voix de gens qui sont très loin aussi clairement que s'ils étaient à côté de
nous. C'est par la radio, ce matin, que j'ai entendu parler d'Ali. Il avait cinquante-trois ans, la
seule chose qui lui appartenait encore c'était lui-même.
Il est mort de froid cette nuit. Sur un banc. Juste à côté d'une église. Juste à côté de nous.
Avant de mourir, a-t-il craqué quelques allumettes ? Ne revenez pas monsieur Andersen.
Vous seriez déçu.

SCRATCHHH ...

Catherine Bastère-Rainotti - 13 décembre 2001

 

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