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chronique de la vie ordinaire

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chronique de la vie ordinaire

      Lire & RéCréer bibliothèque des parents - J'ai décidé de m'aigrir - chronique de la vie ordinaire

J'aimerais bien qu'en France on arrête de nous leurrer avec cette pseudo lutte anti-tabac,
si bon chic bon genre, si bien-pensante, si politiquement correcte, très doigt sur la coutu-
re, bien dans l'air du temps de la globalisation, de la pureté arienne, mais très éloignée de
l'idée que je me fais de mon pays, du moins de ses élus républicains. Elus par la voix
populaire, si, si, j'insiste. Je sais bien que ce n'est pas nous qui gouvernons, mais enfin
c'est nous qui élisons. Si le jeu consiste à voter pour le mieux-disant ou le moins mal-
veillant et à se taire ensuite, jusqu'à la prochaine date électorale, je ne suis pas sûre qu'il
en vaille la chandelle.

J'entends que chez nos voisins européens les cigarettes sont terriblement plus chères
que chez nous. En Angleterre, le paquet est vendu 7 €. On en parle comme d'une vertu,
d'un exemple à suivre. Vous savez quoi ? Si on me dit, un jour, que tous les Londoniens
se jettent dans la Tamise, il ne faudra pas compter sur moi pour aller me noyer. Même si
c'est très tendance.
Il paraît que le prix prohibitif des paquets de cigarettes dissuade les jeunes Anglais de
fumer. Tu parles ! Et si on parlait de ce qu'ils boivent ? La bière coule à flot. De part et
d'autre de la Manche, d'ailleurs. La bière pas chère, vendue en lots de six ou douze can-
nettes. La bière qui saoûle et qui rend méchant (voir les stades de foot). Mais ce n'est pas
le même lobby, sans doute, celui des brasseurs que celui des cigarettiers.

Quand j'étais enfant j'entendais souvent " l'excès en tout est un défaut ". C'était une façon
de dire que tout est bon consommé raisonnablement. La part de plaisir réel qu'on peut
prendre en fumant du tabac ou en buvant du bon vin, en dégustant un vieil alcool n'est pas
à négliger dans ce que je considère être la joie de vivre. A partir du moment où on les aime
s'en priver totalement ou s'en gaver excessivement est une erreur. Mais faire grimper les
prix de ces fruits de la terre pour faire en sorte que plus personne un jour, à part quelques
nantis, ne puisse plus goûter à eux, est une injustice. Mais vouloir, en France, jeter l'ana-
thème, créer l'ostracisme, comme l'ont fait les élus Américains, sur et autour des fumeurs
(comme ils l'ont fait dans le passé avec l'alcool) cela confine à la schizophrénie de masse.
En tous les cas, je le considère comme une véritable atteinte à la liberté individuelle.

Si, dans notre pays, il est constaté que l'alcoolisme, le tabagisme s'installent de manière
significative il ne sert de rien de vouloir implanter une prohibition financière pour tout arrêter.
C'est une violence inique, discriminatoire, qui n'amènera aucune remise en question mora-
le ou intellectuelle mais un mouvement de révolte, et à tout le moins, encouragera les mar-
chés parallèles, la contrebande. Si c'est vraiment ce que l'on veut pour la France, allons-y.
Mais il vaudrait mieux se demander pourquoi ces déviances, si déviances il y a, ont émer-
gé. Enfin, il serait très mal venu de penser qu'une nation ne puisse pas réfléchir sur elle-
même, prendre du recul, discerner le vrai du faux et en tirer les conclusions qui s'imposent.

C'est pourquoi je me demande de qui se moque-t-on lorsqu'on tient des discours tonitru-
ants mais qu'il n'est pas question de limiter la vente des cigarettes ? Et pourquoi, s'il vous
plaît ? C'est très facile à comprendre il y a 76,4 % de taxes sur chaque paquet de ciga-
rettes. C'est bien simple, si tous les fumeurs s'arrêtaient de fumer dès aujourd'hui en
France cela représenterait le coquet déficit annuel de 11 milliards d'euros pour l'état soit
8 % de la TVA. (chiffres de 2002).
Bien sûr la totalité des fumeurs ne cessera pas de fumer en 2003, seulement 2 ou 3 %
d'entre eux le feront. Croyez-vous que les recettes fiscales diminueront d'autant ? Pas du
tout, elles augmenteront encore en vertu du fait qu'il est subtil le rouage qui consiste à ménager la chèvre et le chou en faisant grimper le prix des cigarettes sans décourager
complètement les gros fumeurs récalcitrants.

Pour finir, ce mauvais bouillon gras sert aussi à engraisser les laboratoires qui vendent à
prix d'or ce que j'appelle des trompe-couillons, des engins de sevrage baptisés, en bon
français " patches ".

Que veulent dire ces gesticulations gouvernementales insensées où d'un côté on fustige
cruellement les fumeurs, on les considère comme des criminels potentiels, des suicidaires
en puissance, des vicieux patentés, des parias sociaux et où, de l'autre côté, on tremble de
les perdre ?

A qui ment-on ? A tout le monde, aux fumeurs comme aux non fumeurs. Les premiers en
les faisant cracher au bassinet sous le très chrétien prétexte que c'est pour leur bien, les
seconds en leur faisant croire qu'on s'occupe de la santé des citoyens. Le tout est sous-
tendu par une volonté farouche de ne rien laisser échapper de cette manne céleste que
représente la vente du tabac, diabolisé ou non.

Le tabac est cause de tous nos maux, oh ! le sournois : maladies, chômage, divorces,
guerres, accidents de chasse, illettrisme, grèves, inondations, sécheresses, fraudes à
l'assurance, crashs boursiers, j'en passe et des moins mûres.

Quoi j'exagère ? Pas du tout. Fumer nuit gravement, fumer tue. Le tabac est très mauvais.
Sauf quand on s'en sert comme d'une planche à billets et qu'on le plante comme un arbre
qui cachera la forêt. Le tabac a la feuille large.

Prenez l'augmentation des cas de cancers, de maladies pulmonaires ou cardio-vascu-
laires, observée depuis quelques années. La consommation de tabac n'est jamais présen-
tée comme le facteur aggravant de ces dysfonctionnements physiques (ça, par contre, j'en
suis persuadée) mais toujours comme sa principale cause, son origine.
Pourquoi ? Parce qu'il est plus rentable de tirer à vue sur les petites gens, leurs manies,
leurs envies, leurs loisirs, pour alimenter les caisses de l'état plutôt que de s'attaquer à ce
qui pourrait être les causes premières de ces maladies.

Et si on nous trompait sur la marchandise ? Si, en réalité, les causes premières, véritables,
de ces maladies étaient reliées à l'économie rampante, à l'activité boursicoteuse, à l'argent
sordide, aux budgets mal gérés, mal utilisés, à une vision à court terme plutôt qu'à long
terme de la santé publique au motif de rentabilité immédiate destinée à colmater d'autres
brèches… ?

Et si les causes premières de ces cancers étaient le stress, la pollution urbaine, la pollution
industrielle, celle des nappes phréatiques, la mal bouffe, les marées noires à répétition.
Parlons du bain électromagnétique dans lequel nous marinons de plus en plus : les forêts
d'antennes de relais hertzien et leur émission d'ondes hyper fréquence (c'est le même
principe que le micro-onde), les téléphones portables à antenne intégrée qui vous rayon-
nent deux watts d'émission HF directement dans le cerveau. Pensez aux mômes qui
passent des heures accrochés à leurs joujoux… Imaginez qu'en plus ils fument en télé-
phonant. Est-ce beaucoup plus grave, docteur ?
Bizarrement, le cher docteur ne pourra pas me répondre. De manière flagrante, il existe
pléthore de rapports éminemment officiels bourrés de statistiques, de détails, sur les mé-
faits du tabac qu'on nous brandit sous le nez à tout bout de champ pour justifier les effets
de manches auxquels nous avons droit.

A contrario, concernant les très graves conséquences à court et à long terme provoquées
par la course à l'industrialisation et à la technologie dont nous subissons de plein fouet
l'effet pervers, les rapports catastrophiques qui existent sont pratiquement étouffés, sont
rarement évoqués, sauf pour dire " C'est moche, hein ? Qu'est-ce qu'on va laisser à nos
enfants ? " Il semblerait que les législateurs européens se trouvent impuissants, même
s'ils le voulaient, à imposer des règles strictes pour rétablir un écosystème cohérent. Mais
il est vrai que pour jouer dans la cour des grands, il faudrait que d'autres grands, l'Amérique
et la Chine, veuillent faire les mêmes pâtés de sable non pollué.

En outre, il faut laisser tourner les usines et flotter les pavillons de complaisance, il faut qu'
les gros aient à bouffer. Et comme une "affaire" en pousse une autre et que nous sommes
censés avoir la mémoire courte : avec le temps, avec le temps, va, tout s'en va… Je ne
cite pas d'exemple, je vous laisse choisir dans la liste des cas qui vous reviendront quand
même en mémoire, j'en suis persuadée.

En ce qui concerne la recrudescence des cancers de la thyroïde en France, on n'a pas pu
la coller sur les nervures de la feuille de tabac parce que la seule cause connue de ce
cancer est l'irradiation ionisante. Cependant, et j'en reviens à l'électromagnétisme, laissez-
moi vous citer l'extrait d'un article tiré d'une enquête dont le titre est " la guerre des ondes
aura-t-elle lieu ? " parue dans Science & Vie n° 1009 d'octobre 2001 p.101 :
" Effets délétères - Daniel Depris (Expert européen, physicien et radariste) se réfère à des
travaux menés au début des années 60 par le Pr Herbert König, de la faculté de Munich : "
Ces recherches ont mis en évidence un certain nombre d'effets des basses et très basses
fréquences. Par exemple, l'altération des réflexes chez les sujets exposés : les temps de
réaction s'allongeaient de façon significative, et un état de maladresse se manifestait ",
explique-t-il. " Mes recherches personnelles m'incitent à penser que la composante ma-
gnétique des rayonnements non ionisants peut modifier le processus physico-chimique
qui régit le métabolisme endocrinien, notamment au niveau de la glande thyroïde. "
Non ! Sans blague ?

En tous les cas, c'est prouvé, la recrudescence des cancers de la thyroïde en France ne
vient surtout pas de l'accident de Tchernobyl. Ça change tout, nous voilà bien soulagés.
D'ailleurs nous avions tous appris dès 1986, par la voix de nos météorologues, relayée par
celle du Ministre de la Santé du moment, que grâce à des vents tout à fait propices (des
vents franco-français), le nuage radio-actif avait fait le tour de nos frontières en suivant
soigneusement les pointillés. Dormez en paix, braves gens, le ciel de la France restera
bleu.
Par conséquent, aucune voix officielle, aucun scientifique n'a ressenti le besoin, il y a dix-
sept ans, de préconiser, de recommander, quelques mesures prophylactiques basiques,
ne serait-ce que de laver dans plusieurs eaux les légumes, les fruits, jusqu'à la moindre
herbe aromatique pour les décontaminer. Ou de protéger avec des films en plastique toute
nourriture exposée à l'air comme le pain. Pas plus qu'il n'y a eu de distribution d'iode, pas
plus que des mesures cohérentes d'ionisation n'ont été pratiquées.

Tout juste si on en n'a pas voulu à l'ancienne Union Soviétique, si secrète habituellement,
d'avoir eu l'immense courage de nous avertir immédiatement de cette catastrophe.
Qu'a-t-on redouté à ce moment-là ? Une panique populaire ? Que la saison touristique
s'écroule ? Autre chose ? Je ne sais pas mais en tous les cas je constate que la désin-
formation et le silence, une fois de plus, ont remplacé la vérité. Pourquoi ? Sommes-nous
si immatures que nous ne puissions entendre la vérité quand c'est vraiment la vérité et que
notre peau est en jeu ? Je suis sûre du contraire.
La preuve, le "coup du tabac" marche très bien, le coût du tabac aussi notez bien. Mais là,
j'ai un gros doute quant à la vérité intrinsèque du propos tenu.

Il me semble que nous préférons tous (sauf ceux qui ne veulent rien savoir en pensant que
si ils ignorent quelque chose cette chose n'existe pas) nous préférons, disais-je, un langa-
ge clair et honnête plutôt qu'un discours fleuri en langue de bois même si les mots em-
ployés semblent être tirés du parler populaire.

Je ne voudrais pas, pour ma part, d'un Etat providence duquel il faudrait tout attendre, sim-
plement parce que je n'entends pas être manipulée comme une marionnette. J'accepterais
de changer mes sales habitudes, de mettre un frein à mon égoïsme, si j'avais la certitude
de faire équipe, de marcher dans le bon sens (preuves à l'appui) main dans la main avec
un gouvernement élu par une nation, au service d'une nation, et non pas de faire partie d'un
" peuple " au service d'un gouvernement, un " peuple " trop bête, pas assez cultivé, pour
savoir ce qui est bon pour lui.

" Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez
faire pour lui. " Oui, encore faudrait-il conserver une certaine marge de manœuvre. Or, j'ai
l'impression depuis des années, que cette marge de manœuvre est réduite à la portion
congrue. Il y a plusieurs manières d'abrutir les gens, certes, mais malgré tout, je ne
m'attendais pas à ce que M. Raffarin, premier ministre français récemment élu, m'appelle
" la rue qui ne gouverne pas ". Excusez la familiarité du bonhomme qui va de pair avec
certaines petites phrases sans queue ni tête et sans à propos dont il est coutumier, autre-
ment appelées Raffarinades. Comme il faut bien rire un peu, je veux vous faire partager
l'irrésistible bon mot d'un correspondant parlant de ce premier ministre :
" Cet homme qui rassure la France de la profondeur, celle des fosses, la France septique
quoi. "

Raffarinades ou pas, j'ai de plus en plus de mal à gérer la tempête de contradictions qui
s'élève régulièrement dans ma tête et dans mon cœur entre les valeurs morales que m'ont
léguées mes parents et la façon dont je consomme. Comment concevoir que parce que je
ne veux pas perdre un certain confort et que, parce que mon budget baisse régulièrement
j'aille acheter à bas prix des produits manufacturés dans des pays où je sais pertinemment
que les gens sont payés une poignée de riz sans aucune des protections sociales dont je
bénéficie ? Et, si je veux aller au bout de ma logique, je dois reconnaître que si mon budget
baisse c'est parce que j'ai encouragé, par ces achats répétés, les grosses entreprises à
se délocaliser dans les pays du tiers monde en créant par contrecoup beaucoup de chô-
mage chez moi sans que pour autant ces pays du tiers monde n'en tirent de réels béné-
fices tant financiers que sociaux. D'un autre côté, boycotter ces produits maintenant, c'est
condamner instantanément ces travailleurs à ne plus avoir cette poignée de riz qui les tient
en vie, qui leur permet d'espérer que leurs enfants vivront mieux qu'eux. Pour finir, le sys-
tème est tellement bien verrouillé que je vis mal quand même mais que je ne saurais dé-
penser plus que je n'ai sauf à dire d'être obligée à court terme de me déclarer en faillite
personnelle. En résumé, je scie la branche sur laquelle je suis assise, j'enrichis une
poignée d'industriels et je participe à la paupérisation mondiale.

Ainsi, bien souvent je me cogne d'un mur à l'autre, j'ai le sentiment de vivre sur le dos de la
victime et je voudrais changer le monde. Je voudrais, pour remplacer l'argent factice qui
assujettit plus qu'il ne délivre, que nous puissions circuler sur la terre pour échanger nos
idées, nous apprendre mutuellement ce que nous savons, partager et vivre… simplement.

Je sais que je ne l'imaginais pas comme cela le monde, quand j'étais jeune. Parce que
j'avais une véritable vénération pour la Science (avec un grand S), parce que mes modèles
scientifiques s'appelaient Louis Pasteur, Marie Curie, Max Plank, Louis de Broglie, j'envi-
sageais d'évoluer dans un monde qui aurait enfin tiré la leçon d'une deuxième guerre mon-
diale, des épouvantables massacres nucléaires de Nagasaki et Hiroshima et aurait choisi
de s'engager dans la voie subtile plutôt que dans la voie grossière.

Je voyais, à l'époque, l'essaimage de l'humanité sur d'autres planètes, des voitures silen-
cieuses sur coussin d'air, une nature foisonnante, la gratuité de la nourriture et de l'héber-
gement, les richesses infinies de la Terre sagement gérées, sagement redistribuées, la
possibilité pour chacun d'être utile là où ses dons peuvent s'exercer, l'éradication des
maladies, un langage universel, l'apprentissage, dès l'enfance, du gouvernement de
soi-même, l'abolition des pouvoirs centralisés. Finalement l'univers d'Isaac Asimov ne me
semblait pas du tout irréaliste c'était une simple projection de l'avenir proche.
Utopiste, idéaliste, vous pourrez m'appelez comme vous le voudrez. Moi, je dirai jeune et
très nunuche.

Je n'aurais jamais soupçonné que pour rendre juteux des brevets dont la durée de vie
n'excède pas quelques années, par exemple, on puisse, quand on est un "savant" prêter la
main à la destruction d'une planète et être capable de falsifier des rapports. Je pensais qu'il
était tout à fait impossible d'agir contre l'éthique et la morale d'une si haute mission.

Je refuse encore d'admettre qu'on ne peut rien contre un ordre soi-disant établi, tout puis-
sant. Si je n'avais pas une certaine idée du don de soi et de la nécessité de transmettre à
tous, par tous les moyens, la connaissance, quel que soit son domaine d'application, quel
que soit le poids de responsabilités qu'elle implique, cette connaissance qui est à mes
yeux le seul vrai levier de l'évolution, je n'aurais jamais créé ce site. Mais si j'ai pu créer ce
site c'est bien parce que des ingénieurs, des universitaires, se sont penchés sur la pos-
sibilité de communiquer très vite à grande distance.
A vrai dire ce sont les chercheurs de l'armée américaine qui ont développé le code HTML.
Puis l'armée l'a donné ensuite à l'université de Berkeley qui elle nous en a fait cadeau. On
peut penser que si l'armée a eu ce beau geste c'est que d'autres façons beaucoup plus
performantes de communiquer loin et vite avaient été mises au point avant. Quoi qu'il en
soit, je je saurai jamais assez leur dire merci de l'avoir fait, et plus que de l'avoir fait, d'avoir
mis dans le domaine public le fruit de leurs travaux. C'est grâce à des gens comme eux
que j'ai toujours une véritable vénération pour la Science (avec un grand S) et le génie
humain. Que je continue de rêver.
Parce qu'au delà de la dangerosité du tabac, ou d'une quelconque pollution ce qui nous
ferait crever le plus vite et le plus sûrement ce serait le manque d'espoir parce que nous
n'aurions plus d'idéal.

Catherine Bastère-Rainotti © 1er juin 2003
Chronique de la Vie Ordinaire. Tous droits réservés.

ANNEXE :
" Il est bien sûr certain que si les autorités sanitaires suivent les conseils des auteurs du
rapport IPSN / InVS , aucune évaluation fiable du risque de cancer de la thyroïde attribuable
en France à l'accident de Tchernobyl ne sera jamais disponible puisque aucune étude ne
sera faite. "
Je vous conseille de lire le reste de ce court article de novembre 2002 (format pdf) de la
revue " Prescrire.org " concernant l'enfumage (le mot est bien choisi) pratiqué depuis des
lustres autour de l'affaire de Tchernobyl.
http://www.prescrire.org/editoriaux/EDI21336.pdf

Et voici l'adresse où vous pourrez suivre les rapports officiels d'enquête et d'étude IPSN /
InVS sur Tchernobyl et le cancer de la thyroïde :
http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=tchernobyl
   
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